Grâce aux découvertes en neurosciences, nous savons aujourd’hui que le cerveau trie les informations qui lui arrivent dans un certain ordre qui traverse les 3 parties du cerveau :

1/ ce qui est de l’ordre de la survie : le cerveau reptilien

2/ ce qui est de l’ordre de l’affectif, des émotions, le cerveau limbique

3/ ce qui est de l’ordre de la raison, des apprentissages : le néocortex

 

Quand le cerveau se sent menacé, quand la survie est en jeu, les autres parties du cerveau ne réagissent pas et le cerveau commande au corps de fuir ou d’éviter le danger de façon réflexe.

Quand le cerveau envahi par des émotions fortes, il ne peut pas se concentrer sur d’autres tâches. En situation d’émotions fortes, de stress, d’insécurité, de peur, de colère, l’enfant ne pourra pas apprendre.

Le cerveau d’un enfant n’est pas aussi mature que celui d’un adulte. Les émotions sont perçues de façon plus forte dans l’enfance et l’adolescence.

La tâche principale du cerveau consiste à traiter l’information, à la mémoriser, à apprendre. Tous les cerveaux sont programmés pour apprendre, et ce, pendant toute sa vie.

Un enfant naît avec 100 milliards de neurones mais seulement 10% des connexions (synapses) sont disponibles à la naissance. Les 90% restants se développent après la naissance.

Les connexions synaptiques sont plus ou moins rapides en fonction de l’âge, du cerveau … Les EIP par exemple ont des connexions neuronales qui vont beaucoup plus vite que les autres.

Le système neuronal se construit avec l’expérience de chacun : apprentissage, émotions, histoire de vie. Les constructions synaptiques sont dépendantes de l’environnement. Le cerveau se modifie tout au long de la vie, il n’y a pas de limite, il n’est pas possible que le cerveau arrête de progresser.

Ces découvertes en neurosciences nous invitent à réinterroger notre vision de l’intelligence et des apprentissages, de la gestion des émotions et notre communication avec l’enfant. Ces découvertes rejoignent également toutes les théories sur l’intelligence émotionnelle et la communication bienveillante. Sans imagerie cérébrale, des visionnaires avaient pu mettre en avant le fonctionnement de l’être humain dans sa dimension sensible et communicante.

 

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