Les grandes lignes de mon introduction à Plouarzel le 20 septembre 2012

Définition Wikipédia : La bienveillance est la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui

Une voie éducative entre autoritarisme et laxisme

Autoritarisme : héritage du passé, voie laissée par l’éducation ancienne qui ne fonctionne plus dans la société d’aujourd’hui et surtout qui ne considère pas l’enfant comme un être humain bon et compétent, tel que l’adulte.

Laxisme : on se sent dépassé par la place que prennent nos enfants, on ne sait pas leur dire non, on essaie d’éviter les pleurs, les crises, les conflits avec ses enfants. L’enfant doit être toujours heureux grâce à nous … Alors on se laisse tomber, on n’écoute plus ses propres besoins.

–         La bienveillance s’oppose toute forme de violence : physique, verbale, psychologique

Non pas à la « maltraitance » mais la violence éducative ordinaire : fessée, claques, critiques, punitions …
Ces violences ont des conséquences lourdes sur le développement psychologique de l’enfant : violence, perte de confiance en soi, dépression, adolescence difficile …

La bienveillance éducative préserve l’intégrité de l’enfant, lui donne le droit d’exister pour ce qu’il est. C’est une communication qui ne nuit pas à l’enfant, c’est un parler vrai, du fond de soi.

Pour l’enfant il est important d’avoir des parents partenaires, à l’écoute et en qui il a confiance. Le parent accompagne l’enfant dans ce qu’il fait de positif (et non blâmer le négatif), le soutient pour qu’il grandisse, l’aide à dépasser ses limites plutôt que de toujours lui en ajouter des limites. C’est Isabelle Filliozat qui dit qu’à force de mettre des limites à un enfant, il devient un adulte tout limité 😉

Dans l’éducation bienveillante, il ne s’agit pas d’une lutte de pouvoir pour savoir qui a tort, qui a raison ; pour savoir qui va Gagner … Ce qui amène à la dissimulation, aux mensonges alors qu’on souhaite de la coopération, la réparation des dégâts causés par le verre renversé par exemple … Il s’agit de régler les conflits de façon à trouver une solution acceptable de toutes les parties.

–         La bienveillance s’appuie sur l’empathie. L’écoute est alors une savante alchimie entre écoute des sentiments et besoins de l’enfant et de l’écoute de ses propres besoins. Empathie et auto-empathie !

–         Et enfin : La bienveillance s’appuie sur l’intelligence de l’enfant et non sur le levier de la peur ou de la menace. Que voulons-nous ? Des enfants dociles et rebelles ou des enfants pleins de confiance en eux et autonomes ? Voulons-nous qu’ils nous respectent ou qu’ils aient peur de nous ?

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